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Les usagers du RER E exaspérés par "une grève quotidienne" depuis décembre

BFM Business C. B avec Dah Magassa
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Les usagers du RER E expriment leur ras-le-bol face aux dégradations de leurs conditions de transport. Outre la grève nationale des cheminots, ils font aussi face à un mouvement social local qui dure depuis décembre.

Tous les jours, les usagers du RER E sont confrontés à des conditions de circulation compliquées. Ces difficultés ne se concentrent pas uniquement sur les journées de mobilisation nationale des cheminots.

Depuis le mois de décembre, une grève locale de conducteurs de trains touche cette ligne qui relie la gare Haussmann St-Lazare à Chelles-Gournay et Tournan. Les grévistes, qui réclament des augmentations de salaire ont mis en place une grève de 59 minutes trois fois par jour. Ce mouvement conduit à l'annulation ou au report de certains trains en heures de pointe avec pour conséquence des rames bondées dans les trains qui circulent et des allongements de trajets pour les voyageurs.

"Depuis le mois de décembre, la ligne connaît une grève qutidienne qui complique encore davantage la vie des usagers", explique Gabriel Kouider, membre du collectif des usagers du RER E. 

Une "reconnaissance du calvaire" des usagers

Très actifs sur les réseaux sociaux, les usagers relayent le hashtag #maligneEvacraquer pour recenser les incidents de trafic et alerter sur la situation de la ligne. 

"On demande une reconnaissance du calvaire que subissent les usagers de la ligne E quotidiennement, puisque la grève ne s'arrête pas. Elle n'est pas perlée sur la ligne E, il y a un mouvement social tous les jours sur la ligne", poursuit Gabriel Kouider.

Assurant comprendre "les revendications des cheminots qui défendent leurs intérêts", les usagers réclament des indemnisations. "Nous ce qu'on souhaite c'est une reconnaissance de la part de la SNCF et d'IDF-Mobilités (ex Stif, ndlr) du préjudice que subissent les usagers de la ligne E. On est quand même 400.000 à prendre au quotidien cette ligne", ajoute-t-il.

La direction de la SNCF doit rencontrer la présidente de la région et présidente d'IDF-Mobilités Valérie Pécresse cette semaine pour évoquer les conditions d'indemnisation des voyageurs. La semaine dernière, Guillaume Pépy, PDG de la SNCF assurait que le remboursement pour les abonnés franciliens "ne pourra pas être inférieur à 50% du prix des abonnements".