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Pour Philippe Brassac, les entreprises ne font pas face à un "mur de dette"

BFM Business Paul Louis , Journaliste BFM Eco
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Sur BFM Business, le président de la Fédération bancaire française et directeur général du Crédit Agricole a assuré que l'augmentation les aides financières de l'Etat avaient permis de limiter la progression de la dette nette des entreprises.

"Il n'y a pas de mur de la dette". Invité ce mardi sur BFM Business, le président de la Fédération bancaire française et directeur général du Crédit Agricole, Philippe Brassac, a tenu à rassurer sur la situation des entreprises, malgré la crise sanitaire.

"Il n'y a pas de mur de la dette qui a été créé à l'occasion de la crise Covid en 2020", a-t-il martelé, mettant en avant les bienfaits "des aides financières de l'Etat" pour "protéger l'économie", soit "77 milliards d'euros en 2020 et sans doute beaucoup plus si on rajoute les coûts indirects pour l'Etat".

Trésorerie en hausse

Ajoutés à cela, les "137 milliards d'euros" de prêts garantis par l'Etat (PGE), "un dispositif de sécurité en trésorerie", selon Philippe Brassac. Au final, "le dispositif global a fonctionné et on a à peu près aujourd'hui le tissu économique qui existait début 2020", a-t-il dit.

Et pour cause, si la dette brute des entreprises est "assez fortement montée" l'an passé, le dispositif de soutien de l'Etat "a créé quasiment autant d'augmentation de trésorerie", de sorte que la dette nette n'a pas explosé. "Donc il n'y a pas de mur de dette", a affirmé Philippe Brassac.

Mais "s'il n'y a pas de crainte sur un mur de dette, il faut en revanche qu'on apporte beaucoup de souplesse dans le dispositif des remboursements de PGE pour que nous nous adaptions aux situatoins individuelles de retour à la normalité", a conclu le président de la Fédération bancaire française.