Bière: le bond de la consommation et des prix donnent des ailes à Heineken

En début d'année, Heineken avait prévenu que la bière coûterait plus cher cette année à cause de la hausse des prix de l'énergie et des matières premières. Le géant batave s'attendait à une baisse de la consommation à cause de ces hausses de prix. Il n'en a rien été.
Au premier trimestre, le groupe qui exploite 300 marques de bières, fait état d'un chiffre d'affaires de près de 7 milliards d'euros, contre un peu plus de 5 milliards au premier trimestre 2021 et d'un un bénéfice net de 417 millions d'euros, contre 168 millions d'euros un an plus tôt.
Ce chiffre n'inclut pas encore la perte d'environ 400 millions d'euros pour l'arrêt des activités en Russie.
Des ventes en hausse de 20% en France
"La croissance du bénéfice net a été tirée par la croissance du chiffre d'affaires, la reprise partielle du secteur de la restauration en Europe étant le principal facteur", a expliqué Heineken.
Les ventes de bières ont globalement progressé de 5% au premier trimestre 2021. En Europe, elles sont en hausse de 15% par rapport au premier trimestre de l'année dernière, lorsque que les restrictions sanitaires étaient toujours en vigueur.
Les ventes ont augmenté de plus de 40% au Royaume-Uni, 30% aux Pays-Bas, et de plus de 20% en France et en Italie. En Espagne, Heineken a souffert d'une grève des camionneurs.
Mais alors que le coût des matières premières, essentiellement celui des céréales, est toujours orienté à la hausse, Heineken a indiqué qu'il pourrait procéder à de nouvelles hausses de prix cette année.
Rappelons néanmoins que l'industriel a renoué avec les profits depuis l'an passé. Il a enregistré en 2021 un bénéfice net de 3,32 milliards d'euros, contre une perte de 204 millions en 2020 avec la pandémie de coronavirus. Il avait alors supprimé 8000 emplois.











