Nice: Éric Ciotti dénonce la hausse de la taxe foncière et lance une pétition

En 2024, le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties à Nice a augmenté de 19,2%, en passant de 29,62% à 35,3% en douze mois, selon les données de la DGFIP. Si la taxe reste moins élevée que la moyenne nationale (35,8%), sa hausse a poussé Éric Ciotti à lancer un "cri de colère et d'alarme".
Le député du néo-mouvement l’Union des droites pour la République, qu'il a fondé après les élections législatives 2024, juge que cette augmentation n'est "pas acceptable" et pointe du doigt Christian Estrosi. "Les Niçois n'ont pas à payer la mauvaise gestion du maire de Nice."
Une pétition lancée sous fond de municipales
Une nouvelle attaque visant l'édile par son opposant politique dont les ambitions pour les municipales de 2026 sont un secret de polichinelle. Le député niçois a annoncé le lancement d'une pétition, nommée "Non à l'explosion de la taxe foncière" pour mobiliser ses concitoyens et assure qu'il se rend, dès ce mardi 17 septembre, sur les marchés niçois pour la promouvoir.
"Plus les Niçois et les Niçoises la signeront, plus le maire sentira que la colère doit le conduire à changer de comportement", assure-t-il.
Dans les rues de Nice, les habitants interrogés par Nice par BFM Nice Côte d'Azur ne voient pas d'un mauvais œil cette pétition contre la hausse de la taxe foncière. Brocanteur, Jean-David estime qu'il "pourrait" signer la pétition en raison de la "hausse importante". "Je ne sais pas si ça va aboutir, mais pourquoi pas essayer."
"Les fortes augmentations ça fait mal, on ne s'attendait pas à une augmentation aussi importante", concède un autre habitant. Pour le moment, la pétition lancée par le député des Alpes-Maritimes a recueilli plus de 1.800 signatures.
"Réduit à mentir pour exister"
De son côté, la majorité métropolitaine a répondu avec véhémence aux attaques d'Eric Ciotti sur cette mesure. "Le supplétif de Marine Le Pen est aux aguets, et il en est réduit à mentir pour exister", a rétorqué Philippe Pradal, vice-président aux Finances de la métropole de Nice a répondu, auprès de Nice-Matin.
Et d'ajouter: "après avoir augmenté les impôts du département à deux reprises en 2009 et en 2014, et avoir voté contre la suppression de la taxe d'habitation, qui a rapporté 1.000 euros en moyenne aux Niçois, le député lepéniste Éric Ciotti a le toupet de parler de pouvoir d'achat".
"C'est la première fois en 15 ans que nous augmentons un impôt qui affecte à peu près 50% de la population", s'était déjà défendu Christian Estrosi sur le plateau de BFM Nice Côte d'Azur il y a quelques mois qualifiant cette hausse de "petite augmentation".














