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Nice: chassée de la place Masséna, une écrivaine de rue va pouvoir revenir proposer son activité

BFM Côte d’Azur Élisa Proficet avec Amaury Tremblay
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Installée depuis deux mois sur la place Masséna à Nice, Prescilia Correnti a été contrainte de quitter les lieux car elle n'avait pas d'autorisation. Son dossier est désormais validé selon Christian Estrosi.

Elle voulait "apporter un peu de bonheur" aux passants. Installée sans autorisation depuis deux mois sur la place Masséna à Nice, Prescilia Correnti, qui se qualifie d'écrivaine de rue, a été contrainte de quitter les lieux après un contrôle d'agents de surveillance de la voie publique.

"Ce que je propose, c'est de la poésie gratuite. Je ne nuis pas à l'ordre public (...) J'espère que je pourrais vraiment continuer à le faire parce que c'est vraiment quelque chose qui me fait du bien", souligne-t-elle au micro de BFM Nice Côte d'Azur.

Les passants "doivent me donner un mot et à partir de ce mot là, je leur crée une histoire spécialement pour eux et avec laquelle ils repartent", détaille-t-elle en expliquant avoir importé ce concept après un voyage à Londres.

Une commission dédiée

De son côté, le maire de Nice rappelle que "beaucoup de gens se disent artistes de rue (...) qui, par le passé, s'installaient régulièrement sans droit ni titre devant des terrasses de restaurant, sur des espaces publics".

"C'est interdit", insiste Christian Estrosi sur notre plateau qui a mis en place une commission pour examiner les dossiers de ces artistes afin de déterminer s'ils proposent une "activité utile, agréable, culturelle ou d'utilité publique pour nos concitoyens".

Chaque artiste doit donc déposer une demande devant cette commission. "Nous avons fait savoir à cette dame que si elle déposait son dossier, il serait étudié et que s'il était de qualité, naturellement, nous validerions le fait qu'elle puisse poursuivre son activité", détaille le maire.

"Je suis heureux de pouvoir annoncer sur BFM que la commission a validé le fait qu'elle puisse poursuivre son activité", ajoute l'édile.

Prescilia Correnti va ainsi pouvoir se réinstaller rapidement sur la place Masséna avec sa machine à écrire. "Le fait d'entendre les petites touches quand tu écris dessus, je trouve que ça apporte un charme qu'on ne retrouvera jamais avec un ordinateur", se réjouit l'artiste niçoise.