
Brexit: Londres prêt à reprendre les négociations dès jeudi
Le Royaume-Uni s'est dit prêt à "voir s'il est possible" de "rapprocher" ses positions de celles de l'UE "lors de discussions intensives".

Le Royaume-Uni s'est dit prêt à "voir s'il est possible" de "rapprocher" ses positions de celles de l'UE "lors de discussions intensives".

Le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a fait savoir ce mardi que l'UE n'avait "pas de raison de changer" ses priorités.

Selon une étude publiée ce mardi par Euler Hermes, la France sera le troisième pays le plus affecté par le Brexit. Dans le scénario d'un "no deal", les pertes à l'export sont estimées à 3,6 milliards d'euros, contre 1,9 milliard en cas d'accord commercial entre Londres et Bruxelles.

Le ministre britannique Michael Gove a rappelé ce lundi que le sommet européen de la semaine dernière n'avait "laissé aucune base pour trouver un accord".

Les deux négociateurs Michel Barnier et David Frost se sont entretenus ce vendredi pour discuter de la poursuite des discussions la semaine prochaine alors que la date butoir pour trouver un accord approche.

A l'issue d'un sommet européen, le chef de l'Etat a réclamé "des efforts, en particulier du Royaume-Uni" pour mener à bien les négociations sur un accord post-Brexit.

Alors que Londres et Bruxelles peinent à se mettre d'accord sur les règles à mettre en place dès la fin de l'année, 58% des Ecossais soutiennent l'indépendance du pays et réclament un référendum dans les cinq ans.

Bruxelles a proposé de poursuivre les négociations avec Londres dans les "deux, trois semaines à venir". Le négociateur britannique s'est quant à lui dit "déçu" du peu d'avancées dans les discussions.

Réunis à Bruxelles ce jeudi, les 27 estiment que les progrès réalisés dans les négociations ne sont toujours pas suffisants pour parvenir à un accord.

Le Premier ministre britannique a néanmoins répété qu'un accord avec l'UE était "désirable". Le président du Conseil européen, Charles Michel, a quant à lui appelé à des "avancées".

Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, a fait savoir que la France "ne sacrifiera pas les intérêts" des pêcheurs dans les négociations pour trouver un accord sur le Brexit.

Le négociateur européen, Michel Barnier, a appelé les 27 à trouver un compromis sur la pêche pour parvenir à un accord commercial post-Brexit avec le Royaume-Uni. Jamais l'UE n'a semblé aussi disposée à faire des concessions sur ce thème sensible.

Alors que les négociations sur la relation commerciale post-Brexit sont toujours dans l'impasse, le président du Conseil européen, Charles Michel, a prévenu que l'UE préférait "un accord" avec le Royaume-Uni "mais pas à n'importe quel prix".

Huit mois après l'avoir intégrée, les îles Caïmans ont été retirées de la liste noire des paradis fiscaux établie par l'Union européenne.

Alors que les négociations patinent, la présidente de la Commission européenne espère encore faire reculer le Royaume-Uni sur sa décision de s'affranchir de l'accord sur le Brexit.